Abus sexuels

Abus sexuels : différents contextes

Un abus sexuel peut également être nommé agressions sexuelles.
Dans le paragraphe ci-dessous relatif aux informations juridiques, je précise ce dont il s’agit lorsqu’on parle d’abus sexuel. J’oppose le terme abus sexuels à celui de consentement entre 2 personnes.

Cet acte physique, sexuel, peut avoir lieu dans différentes circonstances, en fonction de l’age de l’agresseur :
– dans une relation  adulte – mineur (de moins de 18 ans, voire de moins de 15 ans)
– entre mineurs (à différencier du jeu sexuel, ce qui est parfois délicat)
– entre adultes

Un autre critère d’appréhension de la situation est le niveau de proximité entre l’agresseur et la victime :
– abus intra-familial : entre l’un des parents et un de ses enfants, un oncle/une tante sur un neveu/une nièce, une personne représentant l’autorité parentale
– abus dans le cercle proche de la famille : un ami / une connaissance de la famille abusant un mineur
– une mauvaise rencontre (dans la rue ….)

Abus sexuels : aspects psychologiques

De la douleur physique à la douleur psychologique
Une personne abusée sexuellement peut avoir du mal à partager ce qu’elle vit ou ce qu’elle a vécu.
Cette douleur, souvent physique, devient systématiquement une douleur psychologique. Une fois que l’agression sexuelle a lieu, l’événement reste fixé à la fois dans le corps et dans la mémoire de la victime.
Différentes émotions se mélangent pour la victime : la colère, la peur d’en parler, la culpabilité, la honte …

En faire un secret ?
En raison de la violence physique et psychologique de l’acte, et des émotions indiquées ci-dessus, il est souvent difficile pour la victime de partager ce qui lui est arrivé.
Certaines personnes font le choix d’effectuer un dépôt de plainte. En revanche, d’autres victimes ne se sentent pas la force d’engager une telle démarche. Les émotions (honte, culpabilité …) sont trop envahissantes pour la victime. Il arrive également, comme dans le cadre d’abus sexuel intra-familial, que la victime en fasse un secret pour ne pas rompre l’équilibre familial.

Des symptômes souvent non spécifiques à un abus sexuel
Après une agression sexuelle, des symptômes physiques et psychologiques peuvent apparaître. Pour autant, ils ne sont souvent pas spécifique au traumatisme vécu. Ils prennent différentes formes : changement de relation avec la nourriture, sommeil instable, développement d’addiction(s), changement d’humeur (irritabilité, violence …), repli sur soi, dépression …..
Certaines victimes ne montrent pas de signes, et font en sorte que le traumatisme subi n’apparaissent pas aux yeux de leur environnement familial, amical, professionnel.

Prise en charge psychologique
Il est fréquent qu’une personne débutant une thérapie ne commence pas par l’évocation de son agression sexuelle.
Comment faire pour ne pas que cela soit un secret également entre la personne en thérapie et le psychothérapeute ? Le lien thérapeutique basée notamment sur la relation de confiance permettra progressivement à la victime de partager ce traumatisme. C’est à ce moment là notamment que peut commencer un travail psychologique plus en profondeur.
L’objectif de la thérapie n’est pas de nier ce qu’il s’est passé. Il est ici de transformer l’événement du passé pour permettre à la victime de se sentir mieux avec elle-même et par voie de conséquence avec son environnement.

Il existe plusieurs associations de soutien aux victimes d’agressions sexuelles dont vous trouverez les références ici.

Abus sexuels : informations juridiques

Le site du Secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations rappelle que « Tout acte sexuel (attouchements, caresses, pénétration…) commis avec violence, contrainte, menace ou surprise est INTERDIT par la loi et SANCTIONNE pénalement. La contrainte suppose l’existence de pressions physiques ou morales. La menace peut être le fait pour l’auteur d’annoncer des représailles en cas de refus de la victime. Il y a recours à la surprise lorsque par exemple la victime était inconsciente ou en état d’alcoolémie. »

L’article 222-2-1 du code pénal précise la définition de la contrainte et de la surprise, notamment lorsque les faits ont été commis sur une personne mineure

Par ailleurs, les Articles 222-23 à 222-26 du code pénal définissent le Viol comme un Crime : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise. » Tout acte de pénétration sexuelle est visé : buccale, vaginale, anale, par le sexe, par le doigt, par un objet.

Quant aux Articles 222-27 à 222-30 du code pénal, ils présentent le cadre des agressions sexuelles autres que le viol considérées comme un Délit.

Vous trouverez sur ce site d’autres informations juridiques essentielles telles que la peine encourue, la juridiction compétente, et le délai de prescription.

Pour en savoir plus :
Benoit Cayol
Accompa
Gestalt-Thérapeute
06 88 15 70 38